RESULTATS PRIX ADO DU JEUNE ENTREPRENEUR EMERGENT DU DISTRICT D’ABIDJAN 2017   ◊    4E EDITION DU PRIX "ALASSANE OUATTARA DU JEUNE ENTREPRENEUR EMERGENT". DOTE D´UNE ENVELOPPE GLOBALE DE 200 MILLIONS DE FRANCS CFA. . LES DOSSIERS SERONT REÇUS DU 21 AU 26 AOUT 2017 AU PLATEAU, IMMEUBLE LE SIGNAL, BVD DE LA REPUBLIQUE DE 7 H A 17H   ◊   
ACTIVITES & TRAVAUX DU COJEDA

SOCIETE: Rapport du séminaire de renforcement de capacités des membres du cojeda sur la gouvernance locale et associative pour une meilleure participation au développement communautaire

SOMMAIRE

Introduction……………………………………………………………………………………...Page 3

I- Contexte et Justification ……………………………………………………………………...…….3

II- Objectifs du séminaire ……………………………………………………………………….….…4

1- Objectif général ………………………………………………………………………..…..…..4

2- Objectifs spécifiques ……………………………………………………………….…………..4

III- Approche Méthodologique………………………………………………………….…………….4

IV-Participants ………………………………………………………………………...………………4

V- Résultat attendu……………………………………………………………………………..……...4

VI- Déroulement du séminaire ……………………………………………………………...……...5-8

1- Cérémonie d’ouverture …………………………………………………………...…………...5

2- Compte rendu des journées de formation ………………………………………………….5-8

3- Cérémonie de clôture………………………………………………………………….……….8

VII- Résultats obtenus …………………………………………………………………….…………..8

VIII- Leçons apprises …………………………………………………………………….……………9

IX- Recommandations …………………………………………………………………….…………..9

Conclusion…………………………………………………………………………………....….……...9

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Introduction

Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme pour le Dialogue Politique en Afrique de l’Ouest

(PDWA), la Fondation Konrad Adenauer en partenariat avec le Conseil des Jeunes du District

d’Abidjan (COJEDA) a organisé du 13 au 15 juillet à l’hôtel Akparo à Dabou, un séminaire de

formation sur la gouvernance locale et associative en faveur de trente (30) jeunes du District d’Abidjan

en vue de les amener à améliorer leur participation au développement communautaire. Ce présent

rapport présent outre le contexte, les objectifs et les principaux résultats obtenus.

 

I. Contexte et Justification

 

Depuis l’avènement du multipartisme politique en avril 1990, on assiste à l’émergence du mouvement

associatif en Côte d’Ivoire. Cette dynamique de substitution s’est davantage renforcée avec la

survenance de la rébellion de 2002 qui a conduit à l’affaiblissement général de l’Etat, au

dysfonctionnement des services publics et à la désorganisation du système de production et de

commercialisation. Selon une étude comparative menée par Malan Houa Kouassi, Chercheur à

l’Université d’Abidjan1

 

, on assiste à un véritable boom associatif dans la période allant du début de

la crise (19 septembre 2002) à celle du 30 septembre 2003. En une seule année 521 OSC ont été

déclarées, alors que dans les 50 années précédentes (de 1952 au 19 septembre 2002) les OSC

déclarées n’étaient que 595.

 

L’Etat n’étant plus en mesure d’assurer correctement son rôle social, les organisations de la société

civile sont devenues, en quelques années, des acteurs importants dans la fourniture de services sociaux

et la mise en œuvre de programmes de toutes natures. Cependant du fait de leur manque d’expérience

et d’encadrement en matière de vie associative, l’impact de leurs actions s’est avéré mitigé, notamment

dans l’émergence d’une société civile indépendante et pertinente à même d’influencer les politiques

publiques et de contribuer à un développement inclusif et équitable.

 

 

Par ailleurs, après plus d’une décennie de mise en œuvre, le bilan de la décentralisation est marqué par

d’importants acquis, à consolider et de nombreuses contraintes et difficultés à aplanir afin que

l’exercice de la démocratie locale génère des changements positifs plus perceptibles dans les

conditions de vie des populations.

Le cadre actuel de la décentralisation permet déjà aux collectivités territoriales de s’investir dans les

actions de développement. Toutefois, il reste encore imparfaitement mis en œuvre et doit être

amélioré.

 

De plus en plus, dans les communes du district d’Abidjan on constate une réelle baisse de l’intensité de

la participation des populations surtout des jeunes aux actions de développement local au cours de ces

dernières années. Cette situation s’est exacerbée avec la crise politique et militaire qui a affaibli le

contrôle citoyen au niveau des collectivités territoriales.

 

De façon générale, l’indifférence des populations par rapport à la gestion des affaires locales, entre

autres, pose avec acuité la question de la mobilisation citoyenne et de l’inclusion des jeunes et des

femmes dans la consolidation de la démocratie locale, la solidarité et la cohésion sociale.

C’est d’ailleurs face à ce constat que le Conseil des Jeunes du District d’Abidjan (COJEDA) souhaite,

à travers ce séminaire contribué au renforcement de la dynamique des organisations de jeunesse

communale par un appui technique.

 

Ce séminaire s’inscrit donc dans le cadre de la mise en œuvre processus de décentralisation et de

gouvernance locale du pays en insistant notamment sur la responsabilité des groupes sociaux

organisés et la redevabilité des élus locaux devant les populations.

 

1

Cité in Etude de faisabilité du programme d’appui à la société civile en Côte d’Ivoire, Rapport de mapping – juillet 2010 - UE

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II. Objectifs du séminaire

 

1- Objectif général

 

Ce séminaire vise à contribuer au renforcement des capacités des jeunes leaders (hommes et femmes)

des organisations de jeunesse communale du District d’Abidjan en vue de leur permettre de s’engager

dans la gestion des affaires locales, d’apporter des changements positifs et d’être en mesure de

défendre leurs intérêts de manière efficace pour eux-mêmes et pour leurs communautés.

 

2- Objectifs spécifiques

 

 Renforcer les capacités de trente (30) jeunes hommes et femmes leaders du District d’Abidjan

en matière de gouvernance associative, de leadership et de mobilisation de ressources afin d’améliorer

leur gouvernance interne;

 

 Former trente (30) jeunes hommes et femmes leaders des treize (13) communes du District

d’Abidjan pour s’engager dans la gestion des affaires locales afin d’y apporter des changements

positifs ;

 

 Améliorer la connaissance et la compréhension de trente (30) jeunes leaders des organisations

de jeunesse communale sur la politique de décentralisation et la loi N°2012-1128 du 13 décembre

2012 portant organisation des collectivités territoriales ;

 Former trente (30) jeunes et femmes leaders des treize (13) communes du District d’Abidjan

en matière de plaidoyer/lobbying, de stratégies de négociation et de contrôle citoyen de l’action

publique ;

 

 Réfléchir sur les enjeux de la reforme constitutionnelle pour les jeunes et les moyens pour

prévenir et lutter contre le radicalisme et l’extrémisme.

III. Approche méthodologique

 

Les formateurs tout au long du déroulement du séminaire ont eu recours aux méthodes participatives

suivantes :

 

 L’exposé de la matière

 Questions/réponses

 Jeux de rôle

 Travail en petit groupe

 Présentation en plénière

 

IV. Participants

 

Ce séminaire a vu la participation de trente (30) jeunes issus des treize (13) organisations de jeunesse

communale y compris un représentant du District Autonome d’Abidjan et l’équipe de la Fondation

Konrad Adenauer composée de trois (03) personnes.

 

V. Résultat attendu

 

A travers ce séminaire, la Fondation Konrad Adenauer et le COJEDA se sont proposés de renforcer les

capacités des animateurs des organisations des jeunesses communales du District d’Abidjan afin qu’ils

soient capables de mieux gérer leurs structures associatives et de participer efficacement à la

démocratie, le dialogue politique et à la gestion des affaires locales afin d’apporter des changements

positifs pour eux et pour leurs communautés.

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VI. Déroulement du séminaire

 

1- Cérémonie d’ouverture

 

Le mercredi 13 juillet 2016 a débuté le séminaire de renforcement de capacité des jeunes du District

d’Abidjan à 8 h 30 mn par une cérémonie d’ouverture présidée par Monsieur Théodore GOLLI,

Chargé de programme à la Fondation Konrad Adenauer. Prenant la parole en premier, M SANOGO

 

Soloman, président du Conseil des Jeunes du District d’Abidjan, a remercié la Fondation Konrad

Adenauer pour avoir entièrement financé ce séminaire et signifié que ce séminaire répond à un double

besoin non seulement il doit permettre d’accompagner les organisations de jeunesse communale sur la

voie de leur professionnalisation mais aussi et surtout, il vise à améliorer leur contribution au

développement communautaire en y apportant des changements positifs.

 

Prenant la parole à son tour, M GOLLI Théodore, chargé de programme de la Fondation Konrad

Adenauer, a indiqué que sa structure a décidé d’accompagner le COJEDA parce que la jeunesse

représente l’avenir du pays et pour qu’elle puisse mieux jouer son rôle, il importe qu’elle soit outillée.

Ce séminaire selon lui s’inscrit dans le programme pour le dialogue politique en Afrique de l’ouest mis

en œuvre par la Fondation Konrad Adenauer qui soutient la formation de la société civile et des

politiques. Il a clos son intervention en déclarant ouvert le séminaire.

 

2- Compte-rendu des journées de formation

Compte rendu de la première journée le mercredi 13 juillet 2016 : La gouvernance associative et

le plaidoyer

 

Rapporteurs : DAOUDA Awa Maiga et VAGBA Thierry

 

La première session de formation a véritablement démarré à 9h par le premier module intitulé

Gouvernance associative animé par M COULIBALY Melaga, Spécialiste Gouvernance et plaidoyer,

Coordonnateur Régional Gbèkè du Projet LIANE financé par l´Union Européenne et chargé de suivi et

évaluation au centre d’Education à Distance/primature. Avant qu’il ne débute sa session, les attentes

des participants ont été recueillies. Le formateur a fait sa présentation en quatre grands points

essentiels à savoir: l’objectif de la formation, le fonctionnement d’une association, la gestion des

tâches et la synthèse.

 

En ce qui concerne l’objectif de la formation il a dit que celle-ci vise à mieux faire comprendre aux

participants le fonctionnement d’une association (Civile/Politique/…) afin qu’ils s’approprient les

méthodes de bonnes gestion de leurs entités (structure/coordination/section…) et enfin capitaliser les

acquis. Il a insisté sur les variables à prendre en compte (la Vision, les Valeurs, les missions et les

objectifs) pour une association solide.

 

Pour le second point de sa présentation, il a précisé le fonctionnement d’une association renvoie à la

gouvernance qui elle se situe à deux niveaux : la prise de décision et les règles sur le comportement

des membres. Il a dit que la Gouvernance Associative est la pratique qui aide à atteindre les buts de

l’association en intégrant les moyens mis en œuvre et l’évaluation des performances dans un cadre de

contrôle et de conformité aux intérêts de toutes les parties prenantes.

 

Quant à la gestion des tâches, elle repose sur trois règles d’or à savoir : Eviter tout abus de pouvoir en

Générant la confiance pour la Performance et le respect des règles, des intérêts et des valeurs.

Il a pour finir faire une synthèse de ce qui a été discuté et conclu son module après avoir satisfait à

toutes les préoccupations des participants.

 

A 11H10, après une pause-café, le même formateur a entretenu les participants sur son second module

qui portait sur le Plaidoyer. Après avoir défini le plaidoyer par un brainstorming avec les participants,

il est à retenir que le plaidoyer consiste à prendre la parole, attirer l´attention d´une communauté sur

une question importante et orienter les décideurs vers une solution. C’est un moyen de faire changer

une décision par une personne morale ou physique, un décideur, une institution. Il s’agit pour se faire 

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de mettre le problème à l´ordre du jour, offrir une solution à ce problème et mettre en place un soutien

pour agir, tant au niveau du problème que de la solution.

 

Aussi en matière de processus décisionnel, il faut impérativement connaitre sa cible, le canal du

plaidoyer etc., et enfin un plaidoyer efficace doit reposer sur 08 points essentiels qui sont ; Bien cerner

et formuler le problème, Choisir des objectifs SMARTs, S´assurer de la mobilisation pour le plaidoyer,

Pouvoir influencer directement les décideurs, Informer les médias, le public ou d’autres qui

influencent indirectement les décideurs (public cible secondaire), Contrecarrer les positions ou

arguments opposés, Changer les perceptions entourant le thème ou le problème, Défier les mythes et

les partis pris. Pour être efficace le message du plaidoyer doit être A.I.D.A. (A = attirer l´Attention, I =

susciter l´Intérêt, D = provoquer le Désir, A = susciter l´Action).

 

A 13H00, la séance a été levée pour le déjeuner. A 14H30, le séminaire a repris avec le troisième

module intitulé Stratégie de négociation présenté par la formatrice Lilia VOGELSANG, Etudiante en

Sciences politiques à l’Institut d’Etude Politique de Paris, Stagiaire à la FKA. Sa présentation se

résumait en ces différentes questions :

 

Pourquoi faut-il négocier ? Comment peut-on élargir la valeur ? Comment éviter le phénomène

d’ancrage ? Et Comment négocier ensemble ?

 

Elle a insisté sur l’ouverture quand on s’engage dans un processus de négociation car la négociation

permet de garantir les intérêts de toutes les parties.

 

A 16H30au retour d’une pause café de vingt minutes, les participants ont travaillé en atelier sur la

stratégie de négociation sur un cas pratique celui du produit ARNAUD STIMEC et JEAN POITRA

qui a été discuté avec beaucoup d’enthousiasme.

 

A 18H00, les activités de ce jour ont pris fin par une évaluation de cette première journée.

Compte rendu de la deuxième journée le jeudi 14 juillet 2016 : La gouvernance locale, les enjeux

de la révision constitutionnelle, contrôle citoyen de l’action publique et comment prévenir et lutter

contre l’extrémisme et le radicalisme ?

 

Rapporteurs : AKA Mobio Privat et KOBLAN Kodjo

 

Les activités de la deuxième journée ont débuté à 07h00 par un petit déjeuner.

Une fois en salle de formation, le président du comité d’organisation a présenté l’évaluation de la 1ère

journée qui dans l’ensemble s’est bien déroulée après quoi le rapport de la première journée présenté

par DAOUDA Awa Maiga et VAGBA Thierry a été adopté sous réserve des amendements proposés.

 

La formation a véritablement débuté à 8h37 avec le Module 3 du séminaire qui a porté sur la

Gouvernance locale animé par Mr Alcide Yao, Responsable des relations d’Affaires et des Formations

du cabinet Active Ways Consulting, Co-fondateur Administrateur Général de la succursale CIEDE

(Centre International de l’Energie Durable en Entreprise) Côte d’Ivoire. Il a pour introduire son

module, demandé à chaque participant de se présenter et de dire ses attentes.

 

Au travers de deux exercices de groupes d’une part sur la définition des termes liés autour à la

gouvernance locale et d’autre part sur la loi N°212-1128 du 13 décembre 2012 portant organisation des

collectivités territoriales, il a déroulé son module autour des deux axes suivants : le concept de

gouvernance locale, démocratie participative et developpement locale et comment les OSC peuventelles

prendre une part active dans la gestion des collectivités territoriales ? Il a dans le déroulé de son

module, présenté les instruments juridiques qui encadrent la gouvernance locale et indiqué que par des

actions concertées et bien coordonnées les OSC peuvent dire leur mot dans la gestion des affaires

locales. Pour cela, elles doivent être suffisamment informées et formées sur les différents organes qui

constituent les conseils de collectivités décentralisées.

 

Au retour d’une pause-café à 11H30, les participants ont eu une discuté autour des enjeux de la

révision constitutionnelle modéré par M GOLLI Théodore, chargé de programme de la Fondation

Konrad Adenauer. Chaque participant a donné son avis sur les défis que devrait relever la nouvelle

constitution et le positionnement des structures de jeunesse face à leur tutelle et aux décideurs. Après 

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des échanges forts enrichissants, on retient de façon générale que la nouvelle constitution devra

prendre en compte les aspirations de toutes les couches sociales et surtout des jeunes. Cette loi

fondamentale ne devrait pas être confligène et taillée sur mesure.

 

A la reprise à 14h 40 après la pause-déjeuner M GUIGUI Veto Vincent, Juriste, Enseignant Chercheur

à l’UCAO, 1er Vice Coordonnateur de la CSCI a entretenu les participants sur le Module 4 au

programme du séminaire qui avait pour thème le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP).

 

Après avoir présenté les instruments juridiques qui encadrent le CCAP, il a souligné les éléments clés

du Contrôle citoyen de l’action publique et il a indiqué que le travail de la société civile dans le

contexte africain est précaire, aussi il faudrait que les populations concernées au premier s’approprient

elles-mêmes le CCAP. Après sa présentation, une séance de question réponses s’est ouverte. Il a

conclu son module après avoir satisfait aux différentes préoccupations.

 

A 16h 30 après la pause-café, les participants ont échangé sur le thème comment prévenir

l’extrémisme et le radicalisme pour la paix dans la cité ? Pour se faire trois groupes furent constitués,

et chacun des groupes a réfléchi et exposé son travail sur :

-les définitions des notions d’extrémisme et de radicalisme

-la différence entre extrémisme et radicalisme

 

-les moyens de lutte contre l’extrémisme et le radicalisme.

Après la présentation de chaque groupe s’en est suivi un debat qui a fait ressortir l’importance des

OSC dans la sensibilisation pour prévenir et lutter contre l’extrémisme et le radicalisme.

Cette journée a pris fin vers 18h15 par son évaluation.

 

Compte rendu de la deuxième journée le vendredi 15 juillet 2016 : Conception et gestion de

projets sociaux et mobilisation de ressources (fundraising) ?

Rapporteurs : YOROBA Serge et DIBO Antoine de Padoue

 

Cette troisième et dernière journée du séminaire a débuté a 08h30 mn par la présentation de

l’évaluation du jour 2 faite par M KOUAME Arsène, PCO du séminaire et la validation sous réserve

des amendements par les participants du rapport du jour 2 présenté par AKE Mobio Privat et

KOBLAN Kodjo. Ensuite le module 6 du séminaire intitulé Conception et gestion de projets sociaux a

été introduit par M KACOU Salomon, Juriste-criminologue, Manager de projet, Directeur de

Recherche, Suivi et Développement de l´ONG MESAD. Il a débuté par une définition en

 

brainstorming. On retient qu’un projet est un ensemble d’actions concrètes entreprises et circonscrites

dans un temps défini en vue d’obtenir des résultats permettant de répondre aux besoins identifiés. Il a

aussi indiqué l’intérêt d’un projet. Selon lui on met en œuvre un projet pour apporter des réponses aux

problèmes identifiés, agir avec de façon efficace et efficience, garder une certaine flexibilité et faire

grandir l’organisation. Il est revenu sur le cycle les impératifs et la logique d’un projet.

 

Après cela, un exercice pratique a été fait en groupe sur l’arbre des problèmes qui est un outil pour

identifier un projet. Après les présentations de chaque groupe, le formateur a continué pour parler de

l’arbre des solutions, la sélection des axes d’intervention et le cadre logique du projet. Il a conclu son

module après avoir satisfait à toutes les questions qui lui ont été posées.

 

Le septième et dernier module du séminaire a débuté vers 11h30. Il a porté sur la mobilisation de

ressources et était animé par M COULIBALY Ghislain, Sociologue, Spécialiste en Gestion de projet,

DG du cabinet PELBHIEN Consulting. Durant près de deux heures le formateur a tenu en haleine les

participants sur la démarche de recherche de financement, les stratégies et techniques de recherche de

financement et sur les outils de veille et de communication. Un exercice pratique sur ces différents

axes a été fait en groupe avec les participants. Après les restitutions, le formateur a poursuivi son

module en précisant que la recherche de financement répond à une démarche qui se veut planifiée et

méthodique. Tout part du projet qu’on veut réaliser. Par ailleurs, il a indiqué que le porteur du projet

doit inspirer confiance.

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Après avoir répondu à toutes les questions, il a conclu son module en partageant des modèles d’appels

à projet et des adresses des sites spécialisés dans la mobilisation de ressources.

C’est vers 13h30 qu’a pris fin les sessions de formation de ce séminaire.

3- Cérémonie de clôture

 

Une cérémonie de clôture a mis un terme au séminaire. Comme à l’ouverture, le Président du

COJEDA a remercié le partenaire la Fondation Konrad Adenauer pour tout le soutien qu’elle apporte à

la jeunesse du District d’Abidjan avant de féliciter les participants pour leur disponibilité et leur

participation active durant les travaux du séminaire. Il a signifié que ces jours passés à Dabou ne sont

pas vains ils permettront de redynamiser les différentes organisations de jeunesse communales

présentes là-bas.

 

Il a terminé son intervention en rendant un vibrant homme au Gouverneur du District Autonome

d’Abidjan, le Président Robert Beugre MAMBE pour toutes les opportunités qu’il offre à la jeunesse

de son District en nous assistant et en nous aidant pleinement dans l’atteinte des objectifs que nous

nous sommes assignés durant notre mandat.

 

Il a aussi remercié le Directeur de l’Emploi des Jeunes du District Autonome d’Abidjan, Monsieur

BENSON Raymond pour son implication personnelle durant les trois jours à travers la présence

remarquée de Monsieur KOUAME Bernadin, Sous-Directeur de l’Emploi des Jeunes.

 

Sans oublier aussi Monsieur Baba COULIBALY, Directeur de la Communication, qui a permis la

couverture médiatique de ces trois jours de séminaire en mettant à notre disposition ses collaborateurs.

Au nom du COJEDA, le Président a salué et félicité la Représentante Résidente de la FKA, Madame

Elke ERLECKE pour la prise en charge totale de ce séminaire et lui a donné l’assurance que le

COJEDA fera tout pour être à la hauteur de ses attentes.

 

Bien avant lui, M COULIBALY Ghislain, au nom de tous les formateurs, a félicité le COJEDA qui

démontre qu’il a atteint un niveau de maturité au point où cette fondation a décidé de s’associer à lui. Il

a également félicité la fondation pour l’appui qu’elle apporte aux jeunes du District d’Abidjan.

A la suite du président du COJEDA, et après la remise des attestations de participation, M KOUAME

Bernardin, représentant le Directeur de l’emploi jeune du District a pris la parole pour dire toute sa

satisfaction de voir le COJEDA initié ce genre de rencontres. Il a signifié que le District sera toujours

au coté du COJEDA pour l’accompagner dans ses initiatives qui visent l’autonomisation et le bien être

des jeunes du District.

 

 A sa suite GOLLY Théodore, chargé de programme de la Fondation a pris la

parole pour encourager le COJEDA et dire que la fondation reste toujours présente au côté du

COJEDA. Il a par ailleurs affirmé sa foi en la jeunesse qui peut changer les choses si elle veut. Il a

conclu en déclarant clos ce séminaire de renforcement de capacités des membres du COJEDA sur la

gouvernance locale et associative pour une meilleure participation au développement communautaire

tenu du 13 au 15 juillet 2016 à Dabou.

 

VII. Résultats obtenus

 

Les résultats atteints à l’issue de cet atelier sont :

 Sept modules de formation ont été dispensés et deux débats de groupe ont été tenus;

 Trente (30) jeunes hommes et femmes leaders du District d’Abidjan ont eu leurs capacités

renforcées sur la gouvernance associative, la gouvernance locale, le leadership et la mobilisation de

ressources et sont aptes à mieux gérer leurs organisations

 Trente (30) jeunes hommes et femmes leaders des treize (13) communes du District d’Abidjan

sont outillés pour mieux s’engager dans la gestion des affaires locales afin d’y apporter des

changements positifs ; 

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 Trente (30) jeunes leaders des organisations de jeunesse communale ont amélioré leur

connaissance et leur compréhension de la politique de décentralisation et la loi N°2012-1128 du 13

décembre 2012 portant organisation des collectivités territoriales ;

 Trente (30) jeunes hommes et femmes leaders des treize (13) communes du District d’Abidjan

ont compris et sont capables de mettre en œuvre un processus de plaidoyer, de négociation et de

contrôle citoyen de l’action publique;

 

 Les participants ont enrichi leur compréhension sur les enjeux de la reforme constitutionnelle

pour les jeunes et ont identifié des pistes pour prévenir et lutter contre le radicalisme et l’extrémisme.

VIII. Leçons apprises

 

Cet atelier vient à point nommé au regard des faiblesses organisationnelles et structurelles des unions

de jeunesse communale et de l’insuffisance de leurs actions et leur contribution au dialogue politique

local et dans le developpement communautaire. Il contribuera à coup sûr à faire prendre conscience

aux leaders de jeunesse présents que leurs organisations peuvent mieux faire que ce qu’elles font

actuellement si elles sont gérées de façon professionnelle conformément aux principes de bonne

gouvernance associative.

 

 En terme de difficultés, aucunes difficultés majeures n’a été constatées en

dehors des retards ou absence de certains participants dus à des malaises légers. Aussi le temps

consacré aux modules tels que la conception et gestion de projets et la mobilisation de ressources se

sont avérés insuffisants vu l’intérêt qu’ont accordé les participants à ces sessions. Enfin, à l’analyse

des fiches d’évaluation journalière et sommative, on peut affirmer que les modules ont été compris par

les participants et le choix de thèmes est pertinent.

 

IX. Recommandations

 

Le COJEDA voudrait remercier la Fondation Konrad Adenauer pour avoir financé entièrement cette

activité et saluer la sollicitude de son chargé de programme M GOLLY Théodore et son équipe qui

sont restés au four et au moulin pour la bonne tenue de ce séminaire. Le conseil voudrait signifier qu’il

n’a pas de recommandation particulière à faire concernant ce séminaire. Seulement, pour un

partenariat entre nos deux structures qui se comporte si bien, il importe à présent de pouvoir l’acter et

le formaliser par la signature d’une convention de partenariat afin que la collaboration soit renforcée et

plus durable.

 

Conclusion

 

Avec l’appui financier et technique de la Fondation Konrad Adenauer, le COJEDA s’estime heureux à

travers ce séminaire de formation organisé à l’hôtel Akparo à Dabou du 13 au 15 juillet 2016 au profit

de 30 leaders de jeunesse de communes du District Autonome d’Abidjan, d’avoir contribué au

renforcement de capacités de ces acteurs de developpement communautaire sur des thèmes pertinents

d’actualité en vue de redynamiser leurs structures et faciliter le dialogue politique local. Cette activité

de renforcement de capacité permettra au COJEDA de pouvoir amorcer une nouvelle dynamique au

sein des organisations de jeunesse et repositionner ces organisations dans leur rôle naturel d’acteur

indépendant de développement.

 

 

Fait à Dabou le 16 juillet 2016

 Pour le COJEDA

 Arsène KOUAME

 PCO, SG COJEDA

 



16. Juil, 2016