MONSIEUR ROBERT BEUGRE MAMBE, GOUVERNEUR DU DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN INFORME LA POPULATION ABIDJANAISE QUE SON EXCELLENCE MADAME LA GOUVERNEURE GENERALE DU CANADA, LA TRES HONORABLE JULIE PAYETTE, SERA FAITE CITOYENNE D’HONNEUR DU DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN ET RECEVRA PAR LA MEME OCCASION LES CLEFS DE LA VILLE, LE VENDREDI 26 OCTOBRE 2018 A LA SALLE FELIX HOUPHOUET BOIGNY DE L’HOTEL DU DISTRICT D’ABIDJAN   ◊    LA DIRECTION DE LA PROMOTION HUMAINE (DPH) DU DISTRICT D’ABIDJAN A DECIDE DE SE MOBILISER UNE FOIS DE PLUS POUR SOUTENIR LA CAMPAGNE OCTOBRE ROSE 2018 ET PARTICIPE A DIFFERENTES ACTIONS D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION TOUT AU LONG DU MOIS D’OCTOBRE   ◊   
DEPECHES

Le Pdci veut une « CEI autonome et dissociée de l’emprise des partis politiques » (Billon)

:

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Le secrétaire exécutif, chargé de l’information, de la communication et de la propagande du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Jean-Louis Billon, a appelé mardi à une nouvelle « CEI (Commission électorale indépendante) autonome et dissociée de l’emprise des partis politiques », face à la presse.

« La CEI que nous souhaitons, et qui serait bien pour les Ivoiriens, il faudrait une Commission électorale autonome et véritablement indépendante, c’est-à-dire qu’on la dissocie totalement de l’emprise des partis politiques », a dit M. Billon lors d’une conférence de presse, au siège du Pdci.

« Si nous voulons que les élections (présidentielles) de 2020 soient crédibles, et nullement entachées d’irrégularités, il faut revoir complètement la CEI » avec « un nouveau président qui n’est pas issu d’un parti politique », a ajouté M. Billon, dénonçant « une CEI inféodée de partis politiques ».

Ces exigences du Pdci n’ont pas trait à « une réforme cosmétique comme certains s’apprêtent à proposer, c’est une réforme en profondeur de la CEI » car cela y va de la crédibilité des élections, si le pays veut avoir des « CEI crédibles dans de nombreuses zones », a-t-il soutenu.

Et ce, « avec une forte représentation de la société civile », a-t-il poursuivi. Pour M. Billon, « le président de la CEI ne doit pas être un politique. Et, à partir du moment où il est nommé, personne ne doit avoir autorité sur lui, il doit être capable de dire non à tout le monde en Côte d’Ivoire ».

M. Billon a dénoncé pour les élections municipales et régionales couplées du 13 octobre 2018, « des dysfonctionnements survenus tout au long du processus électoral », notamment marqués par « la falsification de procès verbaux, des listings indisponibles et des inversions de résultats ».

« La CEI a montré ses limites, aujourd’hui, on a vu la faiblesse de la CEI (...) Il faut lui donner l’autonomie financière afin qu’il n’y ait aucun problème pour organiser les élections », a estimé M. Billon, pour qui « la CEI n’est plus indépendante, car elle est inféodée au Rhdp et de surcroît forclose ».

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a marqué son accord à l’occasion de son message à la Nation le 6 août 2018 pour une reforme de l’institution. En novembre 2016, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples avait rendu un arrêt concernant la réforme la CEI.

La CEI a été à l’occasion de ces élections locales mise en cause comme dépourvue d’impartialité. Selon Jean-Louis Billon, ces joutes électorales ont « monté que la réforme s’avère plus qu’urgente » en vue de la mise en place de la nouvelle CEI, institution en charge de l’organisation des élections.

Au cours de la conférence de presse, M. Billon a par ailleurs dénoncé des « attaques » contre le président du Pdci, Henri Konan Bédié, issues de journaux proches du Rhdp (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, ainsi que des propos tendant à faire passer le parti de « xénophobe ».

Il a aussi appelé à une revue du découpage électoral du pays, faisant savoir que dans le Sud ivoirien, « on a quelque 2 millions d’électeurs inscrits pour 28 communes (chaque commune devant gérer 71.000 électeurs) contre 467.044 électeurs dans le Nord pour 69 communes, soit 6.769 électeurs ».

L’ex-ministre du Commerce, Jean-Louis Billon, a fait observer que la plateforme annoncée entre le Pdci, ex-allié au pouvoir, et l’opposition est en train d’être formalisée à travers un « cahier de charges », tout en mentionnant que « ce n’est pas un parti unifié ».


AP/ls/ APA



31. Oct, 2018