RESULTATS PRIX ADO DU JEUNE ENTREPRENEUR EMERGENT DU DISTRICT D’ABIDJAN 2017   ◊    4E EDITION DU PRIX "ALASSANE OUATTARA DU JEUNE ENTREPRENEUR EMERGENT". DOTE D´UNE ENVELOPPE GLOBALE DE 200 MILLIONS DE FRANCS CFA. . LES DOSSIERS SERONT REÇUS DU 21 AU 26 AOUT 2017 AU PLATEAU, IMMEUBLE LE SIGNAL, BVD DE LA REPUBLIQUE DE 7 H A 17H   ◊   
DISCOURS ET INTERVENTIONS

NOUS VOUS PROPOSONS L’INTEGRALITE DU DISCOURS DE MONSIEUR LE GOUVERNEUR ROBERT BEUGRE MAMBE, LORS DE LA CEREMONIE DE PRESENTATION DES VOEUX DU NOUVEL AN DES CADRES DU DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN, LE VENDREDI 8 JANVIER DERNIER A LA SALLE FELIX HOUPHOUET BOIGNY DE L’HOTEL DU DISTRICT. Le Gouverneur Mambé à ses plus proches collaborateurs

essieurs les vice-gouverneurs,
Messieurs les membres du bureau,
Honorables chefs traditionnels,
Messieurs les directeurs généraux,
Mesdames et messieurs les directeurs,
Mesdames et messieurs les sous-directeurs,
Chers amis agents du District.
Je voudrais en votre nom saluer tout d’abord les officiers supérieurs de nos forces armées qui sont avec nous, les sous-officiers qui sont aussi avec nous, parce que grâce à leur travail, à leur dévouement, la Côte d’Ivoire vient de faire la présidentielle 2015 dans la paix et surtout dans la fraternité. Je voudrais vous demander de bien vouloir les applaudir pour les encourager.


Je voudrais aussi avec votre permission que nous pussions saluer respectueusement l’assemblée des chefs traditionnels. J’ai la chance de les voir régulièrement, j’ai la chance de travailler souvent avec eux, de les écouter, d’analyser leurs propos. Croyez-moi, le District Autonome d’Abidjan a vraiment la chance d’avoir une équipe de chefs dévoués dont nous pouvons être fiers parce que, pour la plupart, ce sont des cadres supérieurs de l’administration et du secteur privé qui ont accepté de se mettre au service de leur communauté, du pays et du District Autonome d’Abidjan.
Ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour  expliquer aux populations que la politique n’est pas la guerre, que ce n’est plus la guerre, que la politique, c’est le développement. Et croyez moi, nous sommes passés dans les villages, dans pratiquement tous les villages akyés et atchans.

 


Les messages que nous avons reçus, nous ont ébloui, mais surtout nous ont encouragés à demeurer toujours humbles et à être à leur écoute parce que finalement, les populations ne demandent pas grand-chose. Elles demandent  respect, considération et spontanéité dans la réaction pour le moindre problème, si nous avons une réaction spontané, ça les rassure. Et je voudrais vous dire que c’est grâce au travail quotidien réalisé par nos chefs que j’ai pu porter le témoignage de leur engagement à nos côtés pour réussir la mission que le chef de l’Etat nous a confiée à nous tous et je voudrais vous demander aussi de les applaudir.


Je voudrais au nom de mon épouse, vous dire merci pour les cadeaux que vous nous avez offerts. Je voudrais vous remercier pour ces cadeaux. Mais à chaque fois que je reçois des cadeaux, je suis un peu mal à l’aise parce que je ne vous donne rien. Moi, je ne vous donne rien et vous nous donnez. Donc, je suis mal à l’aise. Messieurs  les vice-gouverneurs, je suis mal à l’aise.


Je voudrais vous remercier pour ces cadeaux qui sont très symboliques. J’ai reçu un bic. C’est pour dire de signer de bonnes choses. Quand je serai à la maison, j’ouvrirai les cadeaux de mon épouse puisque cela lui est destiné, je ne peux pas les ouvrir devant vous. Mais quand je verrai ce qui est dedans, à la prochaine réunion, je vous le dirai. Mais cela est très encourageant et je tiens vraiment à vous dire toute la joie que j’ai de recevoir ces cadeaux.
Je compte sur les vice-gouverneurs et les membres du bureau pour m’inspirer afin que nous aussi, nous puissions vous faire des cadeaux si ce n’est déjà fait.


Je voudrais saluer les conseillers qui ont pu se déplacer aujourd’hui parce que nous avons voulu cette cérémonie sobre comme vous le constatez, au regard des enjeux auxquels nous avons à faire face. Le faste peut exister quelquefois, mais quelquefois aussi, il est bien de faire sobre. Aujourd’hui, cette cérémonie est sobre mais, la sobriété n’enlève en rien la solennité. C’est pourquoi, je voudrais saluer les conseillers qui ont pu faire le déplacement et saluer particulièrement le maire de Bingerville, à qui nous avons demandé de nous aider à faire fonctionner comme il se doit, les deux agences d’aménagement urbain et de construction immobilière. Je voudrais que vous encouragiez tous ces agents parce que leur tâche n’est pas très facile. Il faut les encourager en les applaudissant. Comme je le constate, les seuls cadeaux que je peux vous offrir, ces sont des applaudissements.


Je voudrais enfin saluer les directeurs généraux, les directeurs et les sous-directeurs ainsi que les agents avec qui nous travaillons ici tous les jours. J’aurai tout à l’heure quelques mots pour eux. Mais auparavent, je voudrais remercier Akeko Arsène pour le discours bien structuré qu’il nous a présenté et qu’il nous a servi. Sur la base de son discours, je voudrais dire que les enjeux auxquels nous avons à faire face sont tels que nous devons à partir de maintenant, plus qu’avant, redoubler d’effort.


Pourquoi devons-nous redoubler d’effort ?
J’ai lu et relu, analysé et fait analyser le discours de fin d’année du chef de l’Etat. Je ne sais pas si vous avez pris le temps de le lire. Je vous demande de le relire. Vous l’avez lu, vous l’avez écouté, mais il faut le relire. Moi, je l’ai relu au moins trois fois. je l’ai fait relire au moins deux fois par un des membres du bureau et on a décrypté le discours du chef de l’Etat. C’est un discours programme. En le décryptant, il y a au moins treize (13) thèmes qu’il a développés. Et en le relisant, j’en ai trouvé vingt-deux (22). Donc, on peut passer de treize (13)à vingt-deux(22) ou décider de garder les treize (13).

 

C’est une mission qu’il confie à chacun de nous parce que le rôle du District est un rôle de développement et quand on relit le discours du chef de l’Etat, il y a treize (13), sinon vingt-deux(22) axes d’actions. Je peux prendre par exemple  les denrées. Il va falloir demander aux grandes surfaces de s’appuyer sur les produits locaux. Pour le District cela signifie quoi ? Cela signifie que, nous devons aller vers nos parents pour leurs dire de produire des produits locaux. C’est à dire la tomate, le manioc, le piment, etc. Nous devons ainsi inciter nos parents à cultiver autour d’Abidjan des produits de très bonne qualité.


Voici une première compréhension du discours du Président de la République. Cela signifie que dans nos actions au niveau du District d’Abidjan, nous devons faire du coaching auprès des populations. Voilà un grand champ d’actions pour nos parents.


Dans le deuxième axe du discours du chef de l’Etat, il a parlé de l’emploi des jeunes  et des femmes. Justement, les produits locaux, c’est pour les jeunes, les femmes et même les hommes. Aussi, nos parents ont fait une erreur. Celle de tout couper leurs plants de cacao pour passer à l’hévéa, mais le prix de l’hévéa est très bas. Dans un futur proche, le président verra pour l’augmentation de l’hévéa, mais n’oublions pas qu’on ne mange pas l’hévéa. Le rôle qu’il confie au District, c’est d’aller dire à nos parents que si vous avez dix hectares de forêt, séparez-la

. Une partie pour les cultures vivrières, une autre partie pour les cultures pérennes qui sont  le cacao, le palmier à huile, l’hévéa. mais parmi ces mêmes cultures pérennes, il ne faut pas faire que l’hévéa, parce que le jour où le prix de l’hévéa va chuter, vous serez dans les cordes. Il faut varier les cultures. Si, nous, District, avons compris ce message, alors, c’est à nous de le porter à nos parents.


Il a parlé ensuite d’une Côte d’Ivoire de paix, réconciliée. Nous devons être des artisans de paix. Même quand on a raison, il faut savoir raison garder, parce que quand on fait le fier, on peut finir par rencontrer plus fort que soit ; parce que le monde a été créé à partir de rien. Donc, le rien n’est pas forcement rien. Dire ‘’y a rien en face’’, c’est une erreur, car tu ne sais pas ce qui se cache en fait dans le rien.


Les enjeux des grandes villes de demain n’est pas une petite affaire. Récemment à la Cop21, on devait élire le vice-président du Fonds mondial des villes. il y avait au moins 6 candidatures africaine, américaine et européenne. Il fallait avoir des arguments. Dieu a fait en sorte qu’Abidjan soit choisi. Mais ce n’est pas que moi, mais c’est vous, nous qui avons été choisis. Il faut que ce choix se voit sur vous tous. C´est-à-dire, dans toute action humaine collective.
L’esprit qui préside nos actions doit être bon.

C’est par les fruits que l’on reconnait le bon arbre. Si on est tous mauvais entre nous, les uns avec les autres, quand sera-t-il pour tous les autres Abidjanais ? Mais si nous sommes bons et que nous avons le cœur pur, beaucoup de bonnes choses vont rejaillir positivement sur les Abidjanais. Pour exemple, nous, décideurs, avons décidé de faire l’illumination d’Abidjan. C’est une action qu’on a pris à la légère. Mais demandez aux psychologues et vous verrez que quand une personne est en colère et qu’elle circule sur tout le trajet illuminé, sa colère chute et elle devient joyeuse.


Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi les illuminations, nous y tenons. N’oublions pas que la Côte d’Ivoire est sortie des années de crises terrible. Le combat était non seulement physique mais aussi psychologique. Les ivoiriens ont vécu des émotions très fortes et aujourd’hui le constat est triste. Des maladies, des traumatismes, la tension, le diabète, l’hypertension, etc. Nous avons voulu offrir quelque chose pour dire aux Ivoiriens, vous avez un beau pays dont vous devez être fiers. Quand ils sortent des quartiers pour venir regarder tout cela, ils se disent nous avons un beau pays, notre pays est très beau. 

C’est une bonne thérapie, c’est un soulagement, un médicament. Pendant les difficultés en France, quand les Champs Elysées ont été illuminés pour les fins d’année, les Français sont sortis en grand nombre, bravant le risque même d’attentat parce que c’était tout simplement magnifique. Ils étaient fiers.
Par les illuminations, nous voulons montrer que la Côte d’Ivoire a des  choses belles à montrer. Pour réussir à faire d’Abidjan la capitale de la sous-région, nous avons besoin d’une équipe d’ingénieurs, de médecins, de financiers, de psychologues et dans tous les secteurs d’activités, des personnes chevronnées. Mais il y a des traits communs à tous ces spécialistes.


Le premier trait que l’on peut détecter, c’est que nous avons besoin des gens humbles. Sans humilité, on ne peut jamais progresser. Même si on progresse, il arrive un moment où vous recevrez la foudre, parce que vous manquez d’humilité. Donc, je vous demande, mes amis, de cultiver avec nous l’humilité.
La deuxième chose qu’il faut cultiver, c’est la perspicacité. C’est-à-dire, la capacité à voir ce que la plupart des gens ne perçoivent pas.


La troisième chose c’est la spontanéité. C’est-à-dire que, si vous voyez qu´une chose est bonne et que nous devons la faire, vous devez immédiatement le proposer. Il ne faut pas dire que ce sont eux qui dirigent et donc si on ne le fait pas, ce n’est pas grave. De toutes les manières, ce ne sont pas nous qui serons félicités. Si ce n’est uniquement que pour les félicitations, nous avons travaillé dans les cabinets ministériels et nous en avons reçu plusieurs. Mais ce que nous voulons, c’est que les félicitations rejaillissent sur nous tous. C’est ce que nous voulons. Les membres du bureau m’ont demandé d’insister sur ce fait, voilà la raison pour laquelle je le fais. Il faut donc la perspicacité.


Quatrième valeur, il faut savoir se critiquer soi même. Je donne un exemple relatif aux jardins publics. M.  Moyabi a dit dans le dernier numéro de notre journal « District infos », que les Abidjanais sont indisciplinés. Monsieur Moyabi pouvait plutôt voir autrement parce que, nous-mêmes sachant cela, devons plutôt faire ce qu’il faut pour parvenir à gérer les jardins publics comme la construction des clôtures par exemple. Nous avons à un moment donné travaillé sur le Latrille.
Chacun est venu nous dire : ‘’Nous avons des projets, ceci cela’’. Alors, j’ai dit à Moyabi et à son équipe, retirez-vous. Mais si nous ne reprenons pas nous-mêmes les affaires en main, ils diront plus tard que ceci est le travail du District, cette institution n’a rien fait.

Alors, il faut  savoir se critiquer soi-même pour que la force de frappe qui va venir après soit implacable. Et je sais les grands projets que nous avons au niveau du rond-point de l’avenue 8 de la rue 12, devant la cathédrale, nous avons pour projet de réaliser un jet d’eau. Au niveau du rond point de Port-Bouët, nous allons faire des aménagements supplémentaires sublimes.


Au niveau de toutes les grandes voiries de Cocody, que je tiens à aménager, M. Moyabi a des plans d’aménagements merveilleux. Mais quand nous allons finir, les gens vont vouloir enlever. Mais autant ils vont enlever, nous allons revenir. Mais il faudrait qu’à un moment donné, cela s’arrête. Et là, il faudra que Moyabi fasse une conférence de presse pour dire que nous allons faire de grandes choses en matière des jardins publics. Il faut leur dire que nous allons mettre des micros dans les bacs à fleurs et sur les poteaux, il y aura des caméras de surveillance. Je ne plaisante pas. Il y a vraiment des caméras de surveillance dans la ville d’Abidjan. Celui qui va donc enlever les aménagements que nous ferons sera pisté au travers des puces que nous mettrons dans les bacs de fleurs avec l’aide des réseaux téléphoniques. Ce n’est donc pas la peine de voler nos fleurs.


La dernière chose que nous devons faire,  c’est  de respecter autrui. Même plus petit que soi, sauf, s’il fait des bêtises. Quand quelqu’un fait des bêtises et qu’on ne lui dit rien, cela est un manque d’amour pour cette personne. Lorsque quelqu’un fait une erreur et qu’on le reprend, ce n’est pas par méchanceté, mais plutôt par amour. Donc, nous devons avoir de l’amour pour les plus petits. Il faut que quand les plus petits nous parlent, ils ne sentent pas qu’on se met sur un piédestal pour les dominer. Qu’ils sachent que nous ne sommes pas compliqués, mais que nous sommes plutôt pointilleux sur la discipline.

C’est ce qu’ils doivent retenir de nous. Je vous fais donc confiance, respectez vos agents dans la rigueur, dans la discipline, mais dans l’affection dans tout ce que vous allez faire pour les autres.
Chers amis, j’ai été long mais je cherchais un cadeau pour vous.et j’ai trouvé un cadeau immatériel, un cadeau qu’on ne voit pas. Ce que je viens de vous donner là, c’est un cadeau. Parce que ce n’est pas partout que vous allez entendre cela. Donc, c’est un grand cadeau que je viens de vous faire.


Je voudrais vous encourager, vous demandez de faire confiance en Dieu en toutes choses. La seule chose que Dieu nous demande, c’est de chercher chaque jour à faire mieux et à lui faire plaisir. Mais en faisant plaisir à Dieu, cela nous revient à nous-mêmes. Voilà la différence. Et je demande à Dieu de bénir nos familles.


Les femmes doivent aimer leur mari, les respecter, ne pas faire toujours palabre, parce que cela ne sert à rien. Les hommes doivent aimer leur femme. Restez à la maison si vous pouvez parce qu’on se connait. Il faut rester à la maison. Mais surtout, les enfants des dirigeants du District doivent êtres des hommes et des femmes de demain. Si on demande à un enfant où  travail ton papa ? Et qu’il répond au District, on doit lui dire, qu’il a de la chance. Quelquefois, je demande à certaines personnes de travailler dur.

 


Ce n’est pas parce que je ne les aime pas, mais plutôt, parce que je les aime. Je ne peux pas donner de travail difficile à quelqu’un que je n’aime pas. Je dois aimer tout le monde. Mais quand je suis dur avec une personne, il faut qu’elle se dise qu’il y a une affection derrière. Je souhaite à chacun de vous et vos familles, une très bonne et heureuse année. Nous ne sommes rien mais nous avons de la valeur aux yeux de Dieu. Bonne année 2016.


 Je vous remercie.




08. Jan, 2016