INONDATIONS : LE GOUVERNEUR ROBERT BEUGRE MAMBE PRESENTE SES CONDOLEANCES LES PLUS ATTRISTEES AUX FAMILLES ENDEUILLEES, EXPRIME SA COMPASSION ET SON SOUTIEN AUX VICTIMES ET A LEURS FAMILLES, SOUHAITE PROMPT RETABLISSEMENT AUX BLESSES. APPELLE TOUTES LES POPULATIONS A OBSERVER LE CIVISME ET LA SOLIDARITE EN SE CONFORMANT AUX MESURES DE SECURITE INDIQUEES PAR LE GOUVERNEMENT   ◊    INVESTIR AUJOURD’HUI A ABIDJAN ET SOURIRE DEMAIN * LE DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN, PARTENAIRE DES GRANDS EVENEMENTS * LA 4E EDITION DE LA FOIRE INTERNATIONALE D’ABIDJAN (FIA), SE TIENDRA DU 2 AU 13 MAI, AU PALAIS DE LA CULTURE, SOUS LE THEME « LA SECURITE, UN FACTEUR DE CROISSANCE ECONOMIQUE »    ◊   
DISCOURS ET INTERVENTIONS

Lors du lancement de la Campagne de Distribution de Kits scolaires 2017-2018 qui a eu lieu au Groupe Scolaire d’Abadjin-Kouté de Songon samedi 02 octobre 2017, le Ministre-Gouverneur Robert Beugré MAMBE a prononcé un discours de reconnaissance de son peuple à l’endroit de la Première Dame, Madame Dominique OUATTARA.

Madame la Première Dame, tout cela réuni nous amène et respectueusement, à vous exprimer notre profonde gratitude et notre admiration pour tout ce que vous faites pour vos frères et sœurs de Côte d’Ivoire et d’Afrique, pour les enfants de Côte d’Ivoire et d’Afrique.

Parce que, Madame la Première Dame, quand on analyse vos actions en profondeur, et c’est ce que nous faisons tous les jours, quand on vous voit agir, il y a une ligne directrice qui est claire et qui est nette. Je donnerai quelques exemples qui permettront à tout le monde de comprendre la ligne directrice de vos actions.

 

 

Premièrement, l’Hôpital mères - enfants à Bingerville

 

Deuxièmement, la lutte contre le travail quelquefois supposé des enfants, en évitant les pères et les mères

 

Troisièmement, le soutien et l’encouragement aux femmes méritantes, l’exemple des handballeuses, GBAGBI Ruth, tout récemment Marie Josée TA LOU, vice-championne du monde des 100 et 200 m au championnats mondiaux d’athlétisme de Londres.

 

Quatrièmement, l’encouragement, l’aide, et la consolidation de l’autonomisation financière des femmes, c’est-à-dire des mères, par les activités génératrices de revenus à travers le  Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAMCI).

 

Cinquièmement, le soutien discret mais très efficace aux familles démunies, particulièrement la distribution de kits scolaires aux élèves de Côte d’Ivoire, objet de notre rencontre de ce matin.

 

 

La liste serait longue, Honorables  et Distingués Invités, mais nous remarquons que dans vos actions, il y a deux constantes et une variable. 

La première constante, c’est d’abord l’enfant porteur de la vie, futur de l’homme.

La deuxième constante, c’est la mère ; ces deux constantes reviennent constamment.

La variable qui vient renforcer ces deux constantes, c’est le père, le père mais pour soutenir la mère et l’enfant.

Pour tout dire, Madame la Présidente, vous êtes très attachée à la promotion de l’homme de tout l’homme, et surtout de la famille, c’est pourquoi Madame la Présidente, on se rend compte ici aussi que c’est la totale, c’est-à-dire que toute la famille est votre affaire.

 

 

 C’est pourquoi, Madame la Présidente, les Ebriés, qu’on appelle aussi TCHAMANS, sont un peuple très observateur, qui ne parle pas beaucoup, mais qui observe profondément toutes les activités des Autorités.

Moi, je les connais,  ils m’ont dit : le seul nom qu’on peut vous donner dans ce pays, c’est celui de « DJOMAMBIE ». Je vais vous expliquer ce que c’est que « Djomambié », sous le regard de Monsieur BOKRA.

C’est Djô Man Bié. Djô en Ebrié, c’est l’éléphant.

 

Man, c’est la mère de l’éléphant. Mais comme vous êtes très maternelle, on vous a ajouté le nom Bié, pour renforcer le dispositif nominatif, c’est-à-dire,  "la mère de l’éléphant qui porte l’éléphant". 

C’est-à-dire que, Madame la Présidente, l’éléphant est l’animal le plus somptueux de la forêt et de la savane. Il est respecté, il ne tue pas les autres animaux, il se contente de manger les herbes, les plantes, mais c’est l’animal le plus fort. 

Même le lion a peur de l’éléphant. Il est paisible, mais il ne faut pas le provoquer. Il ne cherche pas des histoires, mais il ne faut pas lui faire du mal, parce que quand il se déchaîne, rien ne  peut l’arrêter.

C’est pourquoi, les Ebriés vous ont observé et proposé le seul nom qui vous ressemble : « Djomambié ».

 

 

Avec votre permission, Madame la Présidente, vous portez en votre sein les enfants de Côte d’Ivoire, vous portez en votre sein leurs mamans, vous portez en votre sein leurs papas, parce que quand vous agissez pour les enfants et pour les mamans vous jetez un coup d’œil sur les papas, et vous veillez sur les mamans et les enfants, donc vous portez  la nation ivoirienne dans votre cœur. C’est cela qui nous réjouit, et c’est ce qui fait que souvent, quand il y a des cérémonies auxquelles vous nous invitez, nous nous empressons de vous suivre, parce que vous avez un cœur agréable, un cœur extraordinaire, qui ne cherche pas des histoires, mais  qui ne cherche qu’à faire du bien. 

 

 

Madame la Présidente, vous avez pris un tronçon de route qui est bitumé jusqu’au bord de la lagune  et il y a un embranchement dans un autre village. Nous avons commencé l’émergence à Songon.

 

Ce que vous avez vu ici, c’est le travail que le Président de la République, votre cher et tendre époux, nous a demandé de faire pour nous les Ebriés et les Akiés.

Il faut applaudir Monsieur le Président de la République. 

 

Ce n’est pas seulement à ABADJIN, Madame la Présidente ; dans tous les villages de Songon, les rues seront bitumées. Nous avons déjà bitumé des rues de quatre villages.

 

 

Du côté d’Anyama, nous avons commencé et terminé une partie du projet. Idem pour 

Bingerville. Pour l’heure, nous travaillons dans la discrétion, en attendant que tout finisse, pour que le Président vienne tout visiter. Dites-lui que l’émergence dont il parle tant a déjà commencé dans les villages Ebriés et Akiés.

 

 

Nous vous demandons, Madame la Présidente, de lui dire que nous sommes fiers de lui, nous sommes fiers du travail qu’il fait, parce qu’il y a encore de grandes choses qui arrivent pour Abidjan. Il y a encore de grandes choses qui arrivent pour les Tchamans et pour les Akiés, et pour tous les allochtones qui sont avec nous. 

 

 

Il n’y a pas que les routes. Nous avons des travaux d’électricités partout, nous avons des travaux d’adduction d’eau partout, des travaux de rénovations d’écoles partout, et d’ailleurs cette école, l’école d’Abadjan-Kouté, ne va pas regretter de vous avoir reçu, Madame la Présidente, parce que vous avez donné tout ce qu’elle vous a demandé.

Ce qu’elle a oublié de demander, nous allons leur donner en votre nom. Nous sommes là avec vous, Madame la Présidente, et nous en sommes fiers.

 

 

Vos frères et sœurs, heureux de vous recevoir ce matin, ont cherché ce qu’ils peuvent vous donner, pour vous dire combien  nous vous aimons, combien nous vous respectons. Comment marquer votre passage à Songon ? Nous avons cherché, et nous n’avons pas trouvé grand chose. La première chose que nous vous offrons, c’est le cœur de tous les Chefs ici présents, de tous les Religieux, de toutes vos sœurs et de tous vos frères ici. Nous vous offrons notre cœur,  mais en même temps, Madame la Présidente, nous voulons vous laisser quelques souvenirs ; c’est pourquoi, à présent, je vous prie d’accueillir avec beaucoup de faveur les dons que les populations de Songon m’ont chargé de vous présenter.

 

 

Je vous remercie.

 



02. Oct, 2017