LE MINISTRE GOUVERNEUR ROBERT BEUGRE MAMBE SOUHAITE UNE BONNE, HEUREUSE ET SAINTE ANNEE 2017 A TOUS ABIDJANAIS.    ◊    FRANCOPHONIE 2017: MONSIEUR LE MINISTRE ROBERT BEUGRE MAMBE, GOUVERNEUR DU DISTRICT AUTONOME D´ABIDJAN, INFORME LES POPULATIONS IVOIRIENNES, QUE LES JEUX DE LA FRANCOPHONIE DE 2017, SE DÉROULERONT A ABIDJAN EN COTE D’IVOIRE, DU 20 AU 30 JUILLET PROCHAIN.   ◊   
LUCARNE

M.BENSON N’KRUMAH, Directeur de l´emploi des jeunes

Interview

"Nous recherchons des jeunes porteurs de projets susceptibles de créer des emplois"


M. Benson N´Krumah Innocent Edmond est le Directeur de l´Emploi des jeunes au District d´Abidjan. Dans l´entretien que nous avons eu avec lui, il parle de la politique de l´emploi que le gouverneur Beugré Mambé a définie, dans la droite ligne de la vision du chef de l´Etat, afin que les jeunes du District d´Abidjan trouvent du travail. INTERVIEW


 


POURQUOI LA CREATION D´UNE DIRECTION DE L´EMPLOI


La toute nouvelle direction de l´Emploi des jeunes a été créée depuis septembre 2012, pour coller à la priorité majeure affichée et affirmée par le Président de la République, d´accorder une importance particulière au problème de l´emploi des jeunes en Côte d´Ivoire. Nous avons pu répertorier environ quatre (04) millions de jeunes chômeurs pour la plupart des diplômés. Monsieur le Gouverneur a donc cru bon de créer cette direction qui traitera spécifiquement de la question dans le District d´Abidjan.


QUELLE EST LA FEUILLE DE ROUTE DE LA DIRECTION DE L´EMPLOI DES JEUNES 


Dans un premier temps, il est question pour nous de définir une politique de l´emploi des jeunes au sein du District d´Abidjan. A cet effet, Monsieur le Gouverneur nous a instruit de faire en sorte de répertorier le plus grand nombre de jeunes diplômés, mais surtout, les jeunes diplômés porteurs de projets. Parce que la Côte d´Ivoire, de la volonté du Président et du Gouverneur, ambitionne de devenir un pays émergent à l´horizon 2020. Or, à notre sens, un pays émergent, c´est avant tout une classe moyenne forte générée par les PME et les PMI.


Nous estimons qu´il est important pour nous de faire en sorte que la Côte d´Ivoire mette au travail le plus grand nombre de jeunes porteurs de projets qui seraient eux-mêmes générateurs de ressources, mais surtout pourvoyeurs d´emplois partout où ils se trouvent. Cette direction a donc pour objectif de trouver les jeunes partout où ils se trouvent, porteurs de projets susceptibles de leur permettre de donner des emplois à leurs jeunes frères et sœurs. Voici donc en gros ce qu´est notre feuille de route. 


DES PROJETS ONT-ILS ETE DEJA IDENTIFIES PAR VOTRE DIRECTION ET A QUELLE PHASE SONT-ILS


Aujourd´hui, nous avons une vingtaine de projets. Mais pour coller avec l´efficience et surtout avec ce que nous venons de dire, nous avons confié ces dossiers à des cabinets pour étude. Et ce qui est intéressant, un certain nombre de dossiers, une dizaine, ont été récupérés par l´ONUDI qui a un projet d´insertion des jeunes. Et sur la dizaine de projets que l´ONUDI a pris, il a pour l´instant retenu qu´un seul. Car la plupart nous propose des projets dans la même panoplie, l´élevage, la vente d´œufs, etc. Cela court tellement les rues que nous cherchons des projets novateurs, des projets innovants.


NOUS IMAGINONS QUE BEAUCOUP DE JEUNES ACCOURENT VERS VOUS, QUE LEUR DONNEZ VOUS COMME ORIENTATION


Avec mes collaborateurs nous avons mis en place une stratégie qui consiste à donner des orientations aux jeunes qui nous approchent. C´est vrai, ces jeunes viennent nous proposer des projets mais nous-mêmes, en scrutant les 13 communes du District d´Abidjan, nous nous rendons compte que chaque commune a des problèmes spécifiques. Nous avons donc pu déceler des secteurs d´activités qui sont insoupçonnés mais qui sont pourtant porteurs de richesses. Et donc, nous guidons ces jeunes vers ces projets auxquels ils ne font pas attention mais qui sont, non seulement innovants, mais surtout, porteurs de devises. 


QUELS SONT CES PROJETS


Nous avons deux exemples. Le premier est que le Gouvernement entrevoit de s´attaquer aux sachets qui trainent dans les rues d´Abidjan. Nous, nous rencontrons les jeunes pour leur dire qu´ils peuvent se constituer en groupe, en équipe pour décider de traquer les sachets dans le District d´Abidjan et en faire la vente pour leur incinération. Le 2ème exemple c´est que Abidjan s´agrandit, l´aéroport par exemple est en train de s´hypermodernisé. Il faut des taxis à la dimension de l´aéroport Félix Houphouët Boigny. 


CROYEZ-VOUS AVOIR ETE ENTENDU


Des jeunes nous ont compris. Ils sont en train de se constituer en groupe pour créer une société de taxis à l´image de l´aéroport Félix Houphouët Boigny et du District d´Abidjan qui veut, de par la volonté du Gouverneur, devenir une métropole enviée. Ce sont des projets comme ceux-là que nous détections et conseillons aux jeunes. Nous les invitons à se les approprier et à nous faire des business plans pour que nous puissions les accompagner. Evidemment, aujourd´hui, certains de ces projets ont été répertoriés et enregistrés par nos collaborateurs. Maintenant, la balle est dans notre camp. Nous allons incessamment, avec la direction générale de l´Administration, notre hiérarchie, faire le point et avec Monsieur le Gouverneur, nous verrons dans quelle mesure au plan du financement, le District pourra accompagner ces jeunes.


QUELLES SONT LES DIFFICULTES QUE VOUS RENCONTREZ


Les difficultés, nous en avons, vous devez certainement le savoir, vous qui tenez la communication, vous qui avez pour rôle de vulgariser toutes les actions du gouverneur à travers les démembrements, donc la direction de l´emploi des jeunes. Vous savez que nous avons des difficultés majeures mais nous n´entendons pas nous apitoyer sur notre sort. Au contraire, nous nous battrons pour qu´au delà du District, nous ayons des bailleurs qui puissent nous accompagner. A cet effet, nous sommes déjà sur de grands chantiers avec le FDFP qui entend financer des projets de formation. Et lorsque, nous même avons l´opportunité de faire des missions à l´extérieur, nous nous faisons fort de vendre les projets que nous avons sous la main. Certaines bonnes volontés à l´extérieur nous ont déjà contactés et nous espérons que leurs intentions deviennent des réalités. En tout état de cause, nous essayons de contourner ces difficultés. 


AU REGARD DE TOUTES CES DIFFICULTES, QUELLES SONT VOS ESPERANCES


Nous espérons que les choses aillent pour le mieux, que les lignes budgétaires que nous attendons soient activées pour que nous puissions véritablement commencer à financer, au niveau de notre direction , certains projets que nous avons sous la main. Nous ne sommes pas du tout pessimistes. La Côte d´Ivoire présente des lueurs d´espoir, le District également et nous pensons que d´ici peu, nous aurons un éclairci et nous pourrons véritablement nous engager sur la voie qui est celle de l´effectivité de notre feuille de route qui est d´aider au plan financier la réinsertion de ces jeunes qui nous rencontrent et nous proposent beaucoup d´opportunités de projets. Nous avons des projets de partenariat en cours de signature, notamment le projet de partenariat avec l´AGEPE, l´AGEFOP, l´AIESEC… 


Dès notre prise de fonction, les premières demandes qui nous ont assaillis sont des demandes d´emplois qui sont du ressort de la DRH (Direction des Ressources Humaines). Mais la plupart des gens ont pensé que notre direction était une AGEPE-bis. Nous avons donc prospecté avec M. N´Dri Philippe, Directeur général de l´AGEPE. Nous avons rédigé un projet de partenariat lequel projet a été vu de fond en comble par le juriste maison, maitre KOITA du District d´Abidjan et Mme MOBIO, juriste maison de l´AGEPE. Nous ferons en sorte que dans le courant du premier trimestre de l´année 2014. Monsieur le Gouverneur et le ministre de l´Emploi puissent signer ce partenariat qui est un partenariat gagnant-gagnant. Le Directeur aidera l´AGEPE à faire en sorte que la majorité des jeunes puissent s´inscrire en tant que demandeurs d´emploi. En même temps, l´AGEPE consent à céder un quota de ces possibilités d´emplois au District.


Par Marie-Laure Dioman