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COOPÉRATION :: Réseau mondial des villes LE DISTRICT AUTONOME D´ABIDJAN SE SIGNALE

Robert BEUGRE MAMBE a annoncé que le District Autonome d’Abidjan fait désormais partie du Partenariat pour des Villes-santé, un prestigieux réseau mondial de 70 villes qui s’engagent à sauver des vies en luttant contre les maladies non transmissibles (MNT), comme le cancer ou le diabète, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension artérielle, les insuffisances rénales , l’obésité et les blessures dues aux accidents de la voie publique. Le Partenariat pour des Villes-santé s’agrandit : 70 villes, au lieu de 54, en sont désormais membres, ce qui représente une population totale de plus de 300 millions de personnes aux quatre coins du globe.

 

« Nous avons besoin d’une orientation forte si nous voulons améliorer la santé publique, a expliqué Monsieur le Gouverneur Robert BEUGRE MAMBE. Dans cette optique, nous sommes heureux d’annoncer que nous avons rejoint cet important groupe de villes dont l’objectif commun est de garantir une vie meilleure et plus longue à leurs citoyens. Dans le District Autonome d’Abidjan, nous établirons des normes nutritionnelles pour les aliments servis et vendus dans les établissements publics. Un guide nutritionnelle mettant l’accent sur la quantité journalière de sel, de sucre et des matières grasses pour une alimentation saine sera confectionné et largement diffusé. Des activités de promotion d’une pratique sportive régulière seront conjointement menées. Pour ce faire toutes les parties prenantes seront associées notamment la municipalité des communes composant le District Autonome d’Abidjan. Dans le cadre du Partenariat pour des Villes-santé, nos efforts dans ce domaine auront un impact encore plus important. Nous mettons en œuvre un cadre mondial afin de garantir de manière efficace la santé des villes. »

« Félicitations Abidjan ! Les villes jalonnent la route qui mène à un monde en meilleure santé. La plupart des gens vivent aujourd’hui dans des zones urbaines. Les villes peuvent donc rapidement mettre en œuvre des politiques efficaces », explique la  Dr Kelly Henning, responsable du programme de santé publique au sein de Bloomberg Philanthropies. « Le Partenariat pour des Villes-santé regroupe des maires et des gouverneurs décidés à mener des actions concrètes. Il comprend désormais 70 villes. Ensemble, nous évitons des millions de décès inutiles dus aux MNT et aux blessures tout en protégeant la santé des futures générations. »

 

Dans le District Autonome d’Abidjan, les données sur la mortalité imputable aux maladies non transmissibles  demeurent encore parcellaires et de sources hospitalières. Toutefois, les estimations de l’OMS indiquent que 31% des décès qui surviennent en Côte d’Ivoire sont imputables aux maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, cancers, maladies respiratoires chroniques, diabète, traumatismes, autres maladies chroniques).

 La plupart des maladies non transmissibles (MNT) sont fortement associées à quatre facteurs de risque majeurs et communs qui sont liés aux comportements à savoir, l’alimentation déséquilibrée, la consommation excessive de sel, de sucre, des matières grasses, l´inactivité physique et l’absorption du tabac et de l’alcool. Ces comportements conduisent à des modifications physiologiques clés chez les abidjanais: pression artérielle élevée (environ 40%), surpoids et obésité (3,9% d’hommes et 11,9% de femmes), hyperglycémie et hyperlipidémie (diabète autour de 6%) et les AVC (entre 32-38% et premier motif d’admission en hospitalisation).

De faibles niveaux de consommation quotidienne de fruits et légumes sont constatés dans les milieux urbains comme Abidjan, avec 93.6% contre 6,4% en milieu rural.

Environ 85% des personnes âgées de 15 ans ou plus résidantes dans le DAA, ont un niveau d’activité physique insuffisant pour générer des bénéfices pour la santé.

 Monsieur le Gouverneur Robert BEUGRE MAMBE s’est engagé à sensibiliser les populations du DAA sur les effets néfastes de la consommation excessive de sel, des boisons sucrées, des matières grasses, à faire la promotion d’une alimentation saine et équilibrée particulièrement dans les etablissements publics et à lutter contre la sédentarité par la promotion d’une pratique sportive régulière. Toutes choses visant à renforcer la politique nationale de réduction significative de la prévalence des Maladies Non Transmissibles(MNT) d’ici décembre 2020.

Les MNT  et les blessures sont à l’origine de huit décès sur dix dans le monde. La mise en œuvre des principales politiques de lutte contre les MNT dans les villes des pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2030 représente un coût supplémentaire de 1,27 $ par personne. Par ailleurs, les blessures dues aux accidents de la route coûtent déjà à la plupart des pays 3 % de leur produit intérieur brut. Dans le cadre de ce Partenariat, les villes s’engagent à mener une des 14 interventions permettant de lutter contre les facteurs de risque des MNT et des blessures. Par exemple, elles mettent en œuvre des lois antitabac qui protègent les citoyens contre le tabagisme passif, elles limitent la publicité pour les boissons sucrées et les aliments mauvais pour la santé, ou elles créent des pistes cyclables sûres en pleine ville.

 

Le Partenariat pour des Villes-santé est soutenu par Bloomberg Philanthropies, en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Vital Strategies. Il reconnaît le rôle essentiel des villes dans la mise en place efficace d’interventions fondées sur des données probantes afin de prévenir les MNT et les blessures. Au cours des deux premières années du Partenariat, des progrès ont été enregistrés dans de nombreuses villes. Par exemple, la ville de Quito, en Équateur, propose des options alimentaires saines à la moitié des élèves inscrits dans les écoles publiques et envisage de couvrir l’ensemble de ces établissements d’ici l’année prochaine. La ville d’Accra, au Ghana, a, quant à elle, apporté plusieurs modifications à l’infrastructure d’un croisement d’autoroutes où était enregistré le plus grand nombre de décès et d’accidents de la route. Cette décision a engendré une baisse de près de 35 % des blessures graves sur ce site.

« Dans le monde entier, les villes se développent rapidement, ce qui crée de nouvelles opportunités importantes pour agir », a déclaré la Dr Naoko Yamamoto, Sous Directrice générale de l’OMS chargée du Groupe Couverture sanitaire universelle et systèmes de santé, et de l’amélioration de la santé des populations. « Le Partenariat pour des Villes-santé est un parfait exemple de la manière dont les villes peuvent jouer un rôle essentiel dans la lutte efficace contre les MNT et les blessures. »

 

Comme l’a précisé José Luis Castro, PDG de Vital Strategies, « nous sommes heureux d’annoncer le lancement de cette initiative phare de la santé publique dans les villes, aux côtés de Bloomberg Philanthropies et de l’Organisation mondiale de la Santé. Notre équipe travaille en étroite collaboration avec les villes impliquées dans le Partenariat, afin de fournir l’aide nécessaire à la réalisation d’avancées dans le cadre des politiques de lutte contre les MNT et les blessures. À nos yeux, cette tâche est la pierre angulaire de notre vision du renforcement des systèmes de santé dans le monde entier. »

Pour en savoir plus sur le Partenariat pour des Villes-santé et pour connaître la liste complète des 14 interventions, consultez le site 

 

https://partnershipforhealthycities.bloomberg.org/.



07. Fev, 2020